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S’ils jouent un rôle majeur dans la transition énergétique, les parcs éoliens offshore ont également des effets positifs sur la nature et la biodiversité marines.

La Belgique investit dans l'énergie éolienne offshore depuis 2003. En plus de la zone déjà entièrement développée et de ses neuf parcs éoliens, une deuxième zone Princesse Élisabeth, plus à l'ouest et plus profonde, verra le jour avant la fin de la décennie. La capacité actuelle s’en trouvera plus que doublée. Ensemble, les deux zones couvriront un cinquième des besoins en électricité du pays.

“Le transport de l'énergie produite jusqu'à la terre représente un défi majeur”, indique Annemie Volckaert, experte en gestion marine et côtière chez Arcadis. “Contrairement à ce qui se pratiquait autrefois, les câbles sont désormais regroupés, ce qui permet de réduire l'impact et les coûts. On envisage également de créer des îles où l'électricité pourrait être temporairement stockée en mer sous forme d'hydrogène. À l’inverse d'autres pays, la Belgique ne dispose pas de plateformes pétrolières qui puissent être utilisées à cette fin. Néanmoins, elle possède trois gazoducs qui, dans l’avenir, pourraient servir au transport de l'hydrogène.”

Zone de conservation de la nature

La partie belge de la mer du Nord, qui s'étend sur 3.600 kilomètres carrés, n'est pas très vaste. Concentrer tous les parcs éoliens dans l'espace disponible n'est donc pas simple. La zone Princesse Élisabeth prévue chevauche en partie une importante zone de conservation de la nature, les Vlaamse Banken. Dans ce cadre, l'intégration de l’environnement est la norme: il faut atténuer les effets négatifs et maximiser les aspects positifs pour la nature. La validation du dossier environnemental s'en trouve dès lors compliquée.

“Les parcs éoliens ne sont toutefois pas, comme on le pense souvent, nocifs par définition pour la nature”, défend Annemie Volckaert. “Les parcs étant bien délimités, certaines activités comme la voile et la pêche n'y sont pas autorisées. La nature peut par conséquent s'épanouir dans cette zone. En outre, des récifs artificiels sont créés sur et autour des éoliennes. L’abondance de moules, crustacés et anémones profite à la biodiversité. Les populations de poissons peuvent se développer sans être perturbées, ce qui bénéficie à l'industrie de la pêche. Cette zone pourrait même convenir à l'aquaculture à condition d'améliorer la qualité de l'eau – pensez aux moules et aux huîtres, qui filtrent l'eau.”

Rapports sur les incidences environnementales

En tant que bureau d'études, Arcadis joue un rôle central dans la rédaction des dossiers de permis d'environnement et des rapports sur les incidences environnementales (RIE), notamment. “Sans un RIE scientifiquement étayé, le permis est impossible à obtenir”, souligne Annemie Volckaert. “Nous nous concentrons par ailleurs sur la stratégie marine européenne, intégrée au RIE en tant que cadre d'évaluation. La surveillance intensive de l'incidence en mer a apporté de nouvelles connaissances aux experts et aux autres parties prenantes. Autrefois, les experts s'intéressaient principalement au panorama et aux oiseaux de mer; dorénavant, ils se soucient autant des effets du bruit sous-marin sur les mammifères marins que du rayonnement électromagnétique des lignes électriques. L'effet cumulatif de l'ensemble des projets d'éoliennes sur la nature mérite toute notre attention. C'est pourquoi l'expertise et la coopération internationales sont une nécessité absolue.”

 

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