Construire à Bruxelles : complexe et de plus en plus coûteux

Bruxelles est la 12e ville la plus chère au monde pour les projets de construction // La complexité administrative de Bruxelles augmente le risque inhérent aux projets de construction

Rik Menten

Director Business Development – Europe North & South +32 (0)473 928 488 Posez-nous votre question

Bruxelles est la 12e ville la plus chère au monde pour la construction. C’est ce qu’annonce aujourd’hui la société internationale de conseil et de conception Arcadis dans le rapport International Construction Costs 2017. Dans ce classement comptant 44 villes, Bruxelles grimpe de la 13e à la 12e place par rapport à 2016. En cause : des coûts plus élevés pour les projets de construction. Rik Menten d’Arcadis explique : « Bruxelles est une ville complexe qui fait face à de nombreuses réglementations, des risques croissants, et tout cela a une incidence sur les coûts de la construction. »


Comme en 2016, New York trône en tête de classement. Hong Kong et Genève occupent les 2e et 3e places, devant Londres. La capitale britannique recule de deux échelons : la dévaluation de la livre à la suite du référendum sur le Brexit a déclenché une chute des prix. En Europe occidentale, les places financières que sont Francfort et Paris conservent respectivement leur 8e et 9e place – un niveau de coûts de construction étonnamment proche de celui de Bruxelles.

Le rapport International Construction Costs offre un aperçu des coûts de construction dans les 44 principales villes au monde en termes d’immobilier et d’infrastructure. La classification repose sur une analyse de données des coûts de réalisation de 13 types de bâtiments. Les coûts comprennent la mise en œuvre, les matériaux et autres services comme la conception et l’ingénierie.


Les aléas du marché

Rik Menten, Directeur Développement chez Arcadis : « La volatilité des prix est un facteur de risque considérable dans les projets de grande ampleur. L’évolution des prix à long terme reste en effet difficile à prévoir. Les investisseurs et les promoteurs préfèrent éviter que leurs projets soient livrés aux aléas du marché. Ils peuvent compter sur deux options : investir dans des marchés stables avec des perspectives favorables, et limiter le risque de coûts et de litiges imprévus. »


Bruxelles : une maison qui rend fou ?

Rik Menten : « La construction à Bruxelles se porte mieux, ce qui explique partiellement l’augmentation des coûts. La demande de marché plus élevée établit une trêve dans la guerre de prix. Le marché peut enfin respirer. »

« Cette vision reste cependant incomplète, » continue M. Menten. « La réglementation devient de plus en plus complexe, augmentant les coûts liés aux permis ou aux études énergétiques. En effet, à partir de 2018, les constructions devront être quasiment neutres en énergie. Un point positif pour l’environnement mais qui ne permettra pas de réduire les coûts des constructions. »

« En outre, qui veut construire à Bruxelles fait bien de s’armer jusqu’aux dents. La complexité administrative et procédurale crée un facteur d’incertitude important dans les dossiers. Ça fait des années que l’on s’inquiète sur la sécurité juridique, une problématique illustrée par quelques dossiers très médiatisés. Bruxelles risque de devenir une « maison qui rend fou » où les projets d’enlisent dans des processus interminables. Cela n’échappe pas aux entrepreneurs généraux et autres prestataires, qui remettent des prix plus élevés pour compenser ce risque, » conclut Rik Menten.


>>> Consultez le rapport intégral (pdf)

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Rik Menten

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