• Communiqué de presse
  • 26 septembre, 2018
  • Bruxelles

Nécessité d’un bon encadrement pour l’introduction des véhicules autonomes dans les villes

Bruxelles - Arcadis, groupe international spécialisé dans la conception et le conseil pour l’environnement naturel et construit, publie le Citizens in Motion Report qui traite des enjeux des véhicules autonomes connectés (CAV) en examinant la situation dans 14 villes. Arcadis souligne que les véhicules autonomes offrent des possibilités aux villes, mais comportent également des défis. Les véhicules autonomes ne sont plus une perspective lointaine et les villes du monde entier étudient déjà l’intégration de ces véhicules. La mesure dans laquelle elles le font et leur manière de procéder dépendent d’un certain nombre de facteurs tels que leur patrimoine culturel unique et de leur infrastructure existante. La plupart des métropoles sont confrontées d’une part à la congestion automobile, à des transports publics surchargés et à la mauvaise qualité de l’air, et d’autre part, à la nécessité de continuer à grandir, d’accroître leur compétitivité et d’améliorer la qualité de vie de leurs habitants. Les véhicules autonomes connectés offrent une véritable opportunité pour optimiser la mobilité urbaine. Ils génèrent des défis complexes, tout en représentant un potentiel de progrès considérable.

Brussel

Les véhicules autonomes offrent des possibilités aux villes, mais comportent également des défis.

Enjeux et défis

Arcadis a comparé 14 villes dans le monde, dont Bruxelles, et a examiné comment elles abordent la révolution des véhicules autonomes. 
La transformation numérique de tous les secteurs industriels offre aux villes une énorme opportunité de transformer radicalement la mobilité urbaine. Mais c’est aussi un défi au niveau administratif : sans une bonne stratégie de mise en œuvre, l’arrivée de ces véhicules peut entraîner une augmentation des problèmes de congestion et une diminution de l’utilisation des transports en commun et des revenus qui en découlent.  

Mark Keppens, docteur en ingénierie de la circulation chez Arcadis : « Nous sommes à un carrefour. Il y a deux scénarios possibles en fonction de la manière dont les autorités locales adoptent ces nouvelles technologies : soit la mise en œuvre sera bien encadrée et aura un impact positif sur la croissance urbaine et l’expérience des usagers, soit, en l’absence d’encadrement administratif, des initiatives privées utiliseront l’espace public sans contrôle et sans réglementation, et les autorités locales passeront à côté de revenus nécessaires pour adapter et entretenir l’espace public. » 

Il y a quatre grandes thématiques qui contribuent au succès de ces nouveaux modes de transport :
- l’expérience utilisateur ;
- la gestion des données ;
- un écosystème qui crée de la valeur pour les acteurs publics et privés ;
- des plateformes digitales et multimodales.

« Pour réussir la mise en œuvre et l’intégration globales des véhicules autonomes, nous devons trouver le juste équilibre et pouvoir créer de la valeur tant pour les pouvoirs publics que pour les opérateurs privés », ajoute Mark Keppens.

Focus sur Bruxelles 

Certaines grandes villes comme San Francisco ou Singapour se lancent dans un partenariat public-privé pour donner aux véhicules autonomes un rôle central dans leur futur système de transport, faisant partie intégrante de la logistique du transport à l'échelle de la métropole.
À Bruxelles, les transports en commun sont organisés par les pouvoirs publics. Les véhicules autonomes sont alors plutôt vus comme un complément à l’offre générale de transport et comme une solution de transport personnalisée. 

« Les sociétés de transport en commun jouent un rôle crucial en Belgique pour mener à bien l’introduction des véhicules autonomes », déclare Mark Keppens. « Elles possèdent une expertise dans le domaine des voies séparées, de l’accessibilité sociale et physique, et des points de commutation, de chargement et de service. C’est surtout dans les zones qui sont moins souvent desservies par les transports en commun que nous constatons un besoin d’élargissement de l’offre de transport. Des navettes ou des voitures partagées autonomes peuvent constituer une solution à ce problème.
Le défi consiste avant tout à veiller à ce que cette nouvelle technologie ne compromette pas l’utilisation du vélo et des transports publics conventionnels, comme l’a révélé une étude récente d’Arcadis à Amsterdam.
»

Une révolution en marche

Chaque ville a ses caractéristiques propres et il n’existe pas de modèle applicable à toutes. Les solutions de mobilité se trouveront à l’échelle des métropoles, tout comme beaucoup d’autres décisions stratégiques, surtout celles qui ont un impact sur l’environnement, sont de plus en plus prises au niveau local. Cela confirme le transfert de pouvoir du niveau fédéral vers le niveau municipal.

En résumé, deux tendances se dégagent de cette étude : d’une part, certaines villes considèrent les véhicules autonomes comme un complément à leur offre de transport actuelle et continuent à investir massivement dans les transports publics. D’autre part, il y a des villes comme Singapour et San Francisco qui croient que l’avenir de la mobilité sera axé sur les véhicules autonomes. 

« L’objectif de cette comparaison entre villes était de montrer qu’il est nécessaire d’adapter l’arrivée des véhicules autonomes individuellement aux besoins de chaque ville », conclut Mark Keppens.


TELECHARGEZ LE RAPPORT CITIZENS IN MOTION

Pour en savoir plus

Katrien Hermans

Marketing & External Communications Manager +32 496 19 90 97 Posez-nous votre question